Paradoxes sur le braconnage

19/10/2013 12:41

A l'heure actuelle, nous savons que le braconnage est un immense problème, notamment au Kenya. Dans les années 1970-1980, des massacres (il n'y a pas d'autres mots) ont été commis, tuant des centaines de milliers d'éléphants et de rhinocéros, respectivement pour leur ivoire et leurs cornes.

Le nombre de rhinocéros a tellement chuté au XX° siècle que l'animal était à la limite de la disparition.

 

A titre d'exemple, au Kenya, le nombre d'éléphants est passé de 45 000 en 1976 à seulement 5 400 en 1988. Le massacre des éléphants n'a pris fin qu'en 1989, lorsque la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) a interdit le commerce de l'ivoire. Cependant, le braconnage persiste pour répondre à la demande asiatique. Malgré tout, l'interdiction du commerce de l'ivoire demeure un immense succès, à tel point que dans certaines régions, la population des éléphants a atteint un niveau exceptionnel – dans le parc d'Amboseli, par exemple, leur nombre a doublé ces dix dernières années. Les éléphants du Kenya sont aujourd'hui presque aussi nombreux qu'auparavant : selon le dernier recensement, 32 000 éléphants seraient présents au Kenya.

 

Mais c'est bien ça le nouveau problème. La « surpopulation » d'éléphants. Mais n'est-ce pas une raison toute trouvée pour ne pas incriminer la surpopulation humaine ?

 

«  Après le massacre des années 1970 et 1980, le nombre des éléphants a augmenté dans la plupart des régions. Malheureusement, avec la croissance de la population humaine, un autre problème est apparu. Auparavant, les éléphants se déplaçaient sans cesse, laissant à la végétationn après avoir mangé tout le feuillage qui leur était nécessaire, le temps de se régénerer. Aujourd'hui, repoussés par les hommes, les pachydermes vivent sur des territoires de plus en plus restreints et sont obligés de se nourrir de toute la végétation disponible.

Il n'est désormais pas rare que les autorités des parcs aient à faire face à une surpopulation d'éléphants. Pour pallier ce problème, le transfert (des troupeaux entiers sont définitivement déplacés) et la contraception font partie des solutions, la seule autre étant d'abattre une partie (parfois une grande partie) des troupeaux. »

 

Eh bien oui, bien sûr, pourquoi pas. On se bat contre le braconnage et on interdit la vente de l'ivoir. Bravo ! Ça marche, les éléphants sont de plus en plus nombreux. Et c'est bien ça le problème. Du coup, on les abbat quant même. Mais on prend pas l'ivoire, du moins pas officiellement, ben non, la vente est interdite. Y'a pas comme un problème là ? Et si plutôt que d'incriminer ces pauvres éléphants qui vivent sur les mêmes territoires depuis des milliers d'années, on se pencherait pas plutôt sur la constante augmentation de la population humaine, sur la surpopulation terrestre par l'homme ? On est bientôt 7 milliards sur Terre, c'est bien joli, mais il faut pas oublier que notre planète n'est pas faite pour contenir autant d'humains, avec leurs modes de vie et leurs technologies. On est pas les seuls sur Terre, faudrait pas l'oublier. On fait partie d'un tout, où tous les animaux ont leur place. Au même titre que nous. Mais chaque espèce devrait avoir son propre territoire pour vivre en paix, comme au début. Mais non, il faut plus d'humains, donc plus de ressources. Et après on vient pleurer lorsqu'une espèce animale s'éteind. (D'ailleurs, d'après des spécialistes, les lions seront une espèce éteinte, disparue de la surface de la Terre, d'ici 20 ans, si on se réveille pas pour faire quelque chose!)Faut pas s'étonner à la fin, si y'a des choses qui tournent plus rond sur Terre...

Sujet: Paradoxes sur le braconnage

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